Questions-réponses

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Tout ce qu’il faut savoir sur le chauffage au bois

Foire aux questions

Foyer ouvert ou foyer fermé : que choisir ?
Foyer ouvert : tout le plaisir du feu de bois, le bruit, les odeurs, le spectacle du feu en direct, la convivialité de l’âtre comme autrefois. Le foyer ouvert est la façon la plus simple et peut-être la plus belle de profiter du feu de votre cheminée. La grande majorité des modèles présentés sur ce site sont réalisables en version foyer ouvert.
Foyer fermé : sans rien ôter au spectacle du feu, son rôle est d’optimiser l’énergie bois pour la transformer en calories, donc en chaleur. Les modèles de la gamme RICHARD LE DROFF bénéficient des derniers perfectionnements, pour atteindre des rendements exceptionnels en toute sécurité.
Qu’est-ce que le rendement ?
C’est la capacité du foyer de cheminée à restituer à l’intérieur d’un local la chaleur contenue initialement dans le bois. La consommation en bois sec est d’autant plus faible que le rendement est élevé. Ainsi les foyers et poêles à bois RICHARD LE DROFF peuvent diminuer la consommation de bois de 50% par rapport à un appareil ordinaire grâce à leur excellent rendement lorsqu’ils sont alimentés avec un bois sec de qualité et que le tirage du conduit sous lequel ils sont installés est dans la fourchette de dépression préconisée. Le rendement d’un appareil est donné pour sa puissance nominale. Il décroit dès lors que l’appareil fonctionne au ralenti.
Qu’est-ce que la marque « NF BOIS DE CHAUFFAGE » ?
Les professionnels titulaires de la certification NF Bois de Chauffage vous garantissent un bois sélectionné, préparé et conditionné selon des prescriptions techniques précises, contrôlées régulièrement par le CTBA, organisme certificateur mandaté par l’AFNOR Certification. C’est pour vous l’assurance de pouvoir disposer à tout moment d’un combustible de qualité optimale, tant en termes de confort domestique que de respect de l’environnement. Répartis sur l’ensemble du territoire français, les producteurs certifiés « NF Bois de chauffage » s’engagent à vous fournir un bois de la qualité la plus adaptée à l’usage auquel vous le destinez, dans la quantité exacte que vous souhaitez, et toujours accompagné d’une étiquette indiquant en détail l’ensemble de ses caractéristiques techniques certifiées ainsi que les conditions de stockage et la durée de séchage recommandée pour une utilisation optimale.
Qu’est-ce que le système « vitre propre » ?
Il s’agit d’un ingénieux système qui évite un encrassement de la vitre dû aux fumées du bois, en balayant en permanence la face exposée au feu d’un courant d’air frais. L’air est prélevé en haut de la porte, puis descend le long de la vitre, lui évitant ainsi le contact avec les fumées, puis alimente le feu en air secondaire. Le système est efficace en utilisation nominale des appareils avec du bois sec. L’utilisation de bois humide ou le fonctionnement prolongé au ralenti réduit la performance du système.
Quelle puissance choisir ?
Un appareil trop puissant fonctionne en sous-régime permanent et les fumées, noires et encrassantes, témoignent d’une combustion incomplète. L’énergie est gaspillée. A l’inverse, un manque de puissance entraîne un état permanent de surchauffe multipliant les chargements et la consommation. La puissance à sélectionner dépend du niveau d’isolation de la maison et du volume à chauffer, du climat et de l’attitude, du rendement et de l’usage qui sera fait de l’appareil: s’agit-il d’un chauffage d’appoint ou du seul moyen de chauffage ?
Les fabricants indiquent la puissance des appareils, caractéristique dont la détermination est encadrée par la réglementation. Pour faciliter la sélection, ils lui associent un volume «chauffable», en général une fourchette (car, à Chamonix, un poêle en acier de 9 kW ne permet pas de chauffer le même volume habitable qu’à Nice). On considère que 1kW de puissance nominale permet de chauffer 25 m3 isolés. Ainsi, 10kW (au sud) à 14 kW (en montagne) suffisent à chauffer 250 m3. Si le fabricant parle de surface chauffée, multipliez-la par 2,5 (c’est la hauteur sous plafond standard) pour obtenir le volume « chauffable », à comparer avec votre volume à chauffer qui, lui, doit être mesuré.
La poutre en chêne de ma cheminée se déforme énormément. Est-ce dû à une mauvaise qualité de bois ? Faut-il la remplacer par de la pierre ?
Le bois (surtout le chêne) par définition est un matériau qui évolue en fonction de l’hydrométrie de la maison. Si l’on veut quelque chose de moins sensible, il faut opter pour une poutre en bois exotique ou mieux encore pour une poutre en pierre. En cheminée ouverte , pour éviter le rayonnement sur la poutre et donc aussi les déformations de celle-ci, on peut préconiser la mise en place d’un kit de protection de poutre.
Quelle est l’incidence de l’humidité des bûches ?
Juste après la coupe, le bois contient 70% d’eau. Si ce bois est brûlé, il ne fournira pas de chaleur car la plus grosse partie de l’énergie contenue dans le bois sera utilisée pour faire évaporer l’eau qui y est contenue. De plus, les bois verts présentent des difficultés d’allumage, de combustion, dégagent beaucoup de fumées et bistrent les conduits.
La phase de l’allumage du feu est-elle importante ?
Pour tirer le meilleur parti de votre appareil, il faudra bien effectuer la phase de mise en température dite « d’allumage ». Pour ceci, il faudra procéder comme suit :
– Ouvrir à fond le réglage d’air primaire de combustion.
– Sur plusieurs feuilles de papier journal froissé, disposer du petit bois très sec et allumer.
– Dès que ce petit bois est bien enflammé, charger avec quelques morceaux de taille moyenne, puis attendre que le feu atteigne un point de combustion maximum.
– Charger ensuite le feu avec 3 à 4 kg de quartiers et maintenir le réglage d’air maximum jusqu’à obtention d’un lit de braises.
– Ne jamais faire fonctionner en permanence avec la porte de cendrier ouverte.
Progressivement, votre appareil va transmettre la chaleur à la pièce et il suffira de recharger le foyer et de régler la combustion à l’allure souhaitée.
Comment entretenir mon appareil à bois ?
La première règle consiste à ne brûler que du bois, non traité de surcroît. Papier, carton et autres emballages ne doivent pas être jetés dans le feu, mais à la poubelle, et les bois de récupération, dont on ne sait quels traitements chimiques ils ont subi, sont à proscrire. Les systèmes «vitre propre» sont utiles car ils permettent, par un système de balayage de la vitre à l’aide de l’air comburant, de la protéger des flammes, donc du noircissement. En demi-saison, évitez les fonctionnements à bas régime car ils favorisent les dépôts de goudron, non seulement sur la vitre mais le long du conduit. A contrario, l’hiver est souvent synonyme de surchauffe : on «pousse» le poêle à sa puissance maximale, ce qui, là encore, entraîne une dégradation de l’appareil. Il convient alors de surveiller de près les pièces les plus exposées : le tuyau de raccordement, la grille, la plaque d’âtre, le verre ou encore le joint d’étanchéité de la porte. Pour le bois, deux ramonages par an sont exigés, dont un durant la saison de chauffe.
Ne vais-je pas contribuer au réchauffement de la planète en chauffant au bois ?
Non, vous ne contribuez pas au réchauffement planétaire appelé également « effet de serre », et dont la cause principale est l’accroissement du dioxyde de carbone ou gaz carbonique dans l’atmosphère. En effet, la quantité de gaz carbonique dégagée par la combustion du bois est la même que celle qui serait dégagée par du bois en décomposition. Les jeunes plantes utilisent ce gaz carbonique pour leur croissance. Par conséquent, utilisé correctement, le chauffage au bois reste intégré dans le cycle biologique.
Vais-je faire des économies avec un chauffage au bois ?
Oui, c’est l’énergie la moins chère du marché. Pour une maison de 100 m2, la consommation moyenne de bois est de 8 stères par an. Et les appareils dotés de l’APC Activ Power Concept permettent de chauffer les pièces de jour avec moins de 5 stères.
L’Etat offre-t-il des réductions d’impôts directs ou indirects ?
Oui, tout appareil de chauffage bois en foyer fermé, acheté et posé par un professionnel, bénéficie d’une TVA réduite à 5,5 % au lieu de 20 % si la maison a plus de deux ans . Par ailleurs, un bonus fiscal (crédit d’impôt de 30%) est consenti à tout ménage au titre des énergies renouvelables. Enfin, l’ANAH (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat) accorde des aides financières sous certaines conditions en faveur du chauffage au bois.
Comment puis-je stocker mon bois ?
Pour les bûches, 3 conditions doivent être remplies pour que votre stockage permette à votre bois de sécher dans de bonnes conditions.
Vos bûches ne doivent pas toucher le sol afin que l’air puisse circuler et évacuer l’humidité. Par exemple, vous pourriez l’entreposer sur une ou plusieurs palettes. Elles ont en plus l’avantage d’être relativement facile à trouver.
Bien sûr, votre stockage devra abriter le bois des intempéries pour éviter que les bûches soient mouillées. Vous pouvez le fabriquer vous-même avec quelques planches et un toit en taule.
Enfin, l’abri ne doit surtout pas être fermé ou recouvert par une bâche. En effet, pour le séchage, le bois a besoin que l’air circule entre les bûches. L’endroit idéal est donc dehors plutôt que dans une cave ou un garage.
Pour votre confort, pensez à placer cet abri à proximité de votre porte pour réduire au maximum les déplacements mais aussi pour que ce soit moins pénibles d’aller chercher du bois les jours de pluie ou de froid.
Enfin, aménagez-vous un espace de stockage tampon, qui peut contenir quelques bûches, à proximité de l’appareil pour, là encore, réduire les déplacements inutiles à l’extérieur et dans le froid.
Une idée de stockage plutôt maligne et esthétique.
Pour les granulés, c’est un peu plus simple. Les sacs prennent moins de place et peuvent donc être entreposés dans un appartement. En outre, les granulés ont déjà atteint un taux d’humidité idéal lors de leur conditionnement.
L’endroit où vous stockerez les sacs devra donc permettre de conserver la qualité du combustible. Les sacs étant étanches, vous pourrez les entreposer sans problèmes dans une cave ou un garage à condition qu’ils soient bien fermés. Empilés sous un escalier ou dans un placard, ils ne prendront pas beaucoup d’espace.
Mon conduit est-il adapté ? Faut-il le tuber ou le chemiser ?
Taille du conduit : pour les poêles à granulés : 80mm minimum pour les poêles à bois 150, pour les inserts 180.
Maximum 2 coudes à 45°.
Le chemisage est cher et représente de gros travaux. Il est privilégié pour les foyers ouverts. Pour les foyers fermés, le tubage est quasiment systématique.
Les installateurs en général ne prennent pas le risque d’installer un poêle sur un conduit qu’ils n’ont pas installé eux même. Donc, cette prestation est quasiment systématique pour la pose d’un poêle.
En brûlant, le bois rejette du CO2 dans l’atmosphère. Dès lors, pourquoi dit-on qu’il est écologique ?
Comme dans toute combustion carbonée, le bois libère du CO2 en brûlant. Mais à la différence des combustibles fossiles, le CO2 libéré correspond à la quantité de CO2 absorbée par le végétal (par photosynthèse) au cours de son cycle de vie. Le bilan CO2 est donc nul, à condition d’assurer le renouvellement des forêts. De plus, il convient de préciser que si ce bois n’avait pas servi à la combustion, il aurait libéré la même quantité de CO2 en se décomposant dans la nature.
Le bois est-il une source d’énergie renouvelable ?
Grâce à une gestion durable, les forêts peuvent se reconstituer sur une durée de 5 à 200 ans. Le bois se renouvelle donc un million de fois plus vite que le charbon ou le pétrole. En Europe, ce renouvellement est assuré puisque la surface forestière est en croissance au cours de dernières années.
Comment reconnaître des pellets de bonne qualité ?
Pour s’assurer de la qualité des pellets, fiez-vous à la norme DIN Plus. Attention, certains fabricants mentionnent ce label sur leurs emballages sans bénéficier de la certification. Vérifiez donc toujours que le numéro d’enregistrement soit associé au logo.
Brûler du bois pour le transformer en énergie, est-ce la meilleure manière de valoriser ce matériau ?
On pourrait considérer que le bois est une matière bien trop noble pour être brûlée et qu’il est préférable d’en faire des meubles, des panneaux, du papier … plutôt que de le transformer en calories. Cette considération est bien évidement cohérente mais devrait être remise à l’ordre du jour quand nous ne brûlerons plus de gaz, de charbon, de pétrole, matières non renouvelables, fruits de milliers d’années de transformation et donc bien plus précieuses que du bois renouvelé en moins de 50 ans !
Je ne suis pas assez souvent chez moi pour alimenter mon appareil de chauffage au bois. Quelles sont les alternatives ?
Nous vous conseillons d’opter pour des chaudières ou poêles à alimentation automatique, en plaquettes ou granulés de bois. Tout est automatisé : alimentation, combustion et évacuation des cendres. Vous pouvez vous absenter sans inquiétude.
Qu’est qu’une bûche de bois compressé ?
Les bûches compressées sont composées de copeaux et de sciures de bois non traitées. Plusieurs essences sont mélangées et compactées. La compression, avec l’augmentation de la température, favorise la création de lignine qui va servir de liant et évite l’ajout d’additifs chimiques. Grâce une densité plus élevée que les bûches de bois traditionnelles, les bûches compressées permettent de gagner en espace de stockage car vous brûlerez moins de bois pour un meilleur rendement énergétique. Les bûches de bois densifié sont également plus sèches et utilisables dans tous les appareils de chauffage au bois : poêles, cheminées, inserts, chaudières.
Le bois énergie est-il une énergie renouvelable ?
 Oui. Le bois énergie est une énergie renouvelable. Le bois est avant tout valorisé en chaleur pour les habitations individuelles. L’objectif pour 2020 est d’équiper 9 millions de foyers d’un appareil indépendant ou d’une chaudière fonctionnant au bois.
A partir de quel taux d’humidité considère-t-on un bois bûche comme étant sec et donc idéal pour la combustion ?
Afin de valoriser pleinement le pouvoir énergétique du bois, les bûches doivent justifier d’un taux d’humidité inférieur ou égale à 20 %. Utiliser une bûche avec un taux d’humidité à 30 % dégagera très peu de chaleur pour beaucoup d’émissions de particules fines dans l’atmosphère. De plus, une bûche sèche à 20 % dégagera deux fois plus de chaleur qu’une bûche à 30 % d’humidité, vous aurez à acheter deux fois moins de bois.
Au moment de la livraison du bois bûche, exigez que votre distributeur refende en deux dix bûches et teste son humidité. Si la moyenne dépasse 20 % alors que vous avez commandé du bois sec, vous pouvez refuser la livraison.
La forêt française est-elle en péril ?
 Non. La forêt française continue de s’accroître depuis plus de cent ans. A l’heure actuelle, la totalité des massifs forestiers français, haies bocagères et peupleraies comprises représente 16,4 millions d’hectares. De par sa taille, la forêt française dispose de la plus grande superficie d’Europe.
Il existe 3 certifications du granulé de bois en France. Doit-on en privilégier une plutôt qu’une autre ?
Non. Dès lors qu’un numéro d’accréditation d’une certification est mentionné sur le sac de granulé ou sur la facture de livraison, cela précise que la production de ce granulé est certifiée. Le producteur fabrique ce granulé en respectant des critères stricts de fabrication et de performance.
Pour votre confort, exigez du granulé de bois issu d’une production certifiée NF biocombustibles solides, DINplus ou ENplus.
Combien de ramonages sont nécessaires par an ?
 Un minimum de deux ramonages par an, dont un durant la saison de chauffe est exigé par la totalité des Règlements sanitaires départementales types (RSDT). Ces deux ramonages procurent à votre installation un fonctionnement optimum et réduit les dépôts, de suie notamment, dans le conduit de fumée.
Ai-je droit aux aides publiques en achetant un produit labellisé Flamme Verte ?
Les appareils indépendants et chaudières domestiques qui fonctionnent au bois et qui sont labellisés Flamme Verte sont tous des produits éligibles aux critères techniques demandés par les pouvoirs publics qui permettent de disposer des différentes aides publiques.
Quelle quantité de granulés de bois pour mon poêle en hiver ?
En moyenne les consommateurs utilisent entre 1/2 à 3/4 de sac par jour. La consommation en hiver est donc comprise entre 1 et 2 tonnes, soit 1 palette, voire 2 si l’hiver est long et rigoureux.
Pourquoi acheter des granulés produits localement ?
Dans la mesure où le bois peut être produit localement, il paraît raisonnable de privilégier des achats de granulés produits au moins dans notre pays, et si possible, dans la région.Certains utilisateurs en recherche de prix et peu regardants sur la distance kilométrique couverte par les granulés, porteront leur choix sur des granulés produits dans des unités de productions installées à plusieurs centaines, voire à des milliers de km (Amérique du Nord, Europe du Nord et de l’Est). Cependant faire parcourir de longues distances aux granulés de bois de chauffage va à l’encontre des principes d’une énergie renouvelable.
Quelles conséquences d’un stockage de vos granulés à l’extérieur ?
Que les granulés soient stockés chez vous ou chez un professionnel, il convient de rappeler qu’il est fortement déconseillé de stocker les palettes à l’extérieur. En effet, et même si les palettes sont conditionnées avec des housses de protection effectivement prévues contre les intempéries, les palettes stockées trop longtemps en extérieur courent le risque de voir des phénomènes de condensation s’installer à l’intérieur de la palette, et donc, à l’intérieur des sacs. Une fois que le granulé a pris l’humidité, et quelques gouttes suffisent, le granulé gonfle et ne pourra plus être utilisé en tant que combustible.